Conférence de consensus sur la schizophrénie (Laghouat 9, 10 & 11 avril 2003)

9-10-11 avril 2003

La conférence de consensus sur la schizophrénie, organisée par la société algérienne de psychiatrie, a eu lieu à Laghouat à 400 Km au sud d'Alger. Les participants ont tenu à remercier le Dr Bouchène principal organisateur de cette rencontre.
9 avril : 17 h. Apres la cérémonie d'ouverture présidée par Monsieur le Wali, l'assistance, composée de plus d'une centaine de participants, a apprécié la projection d'un film scientifique sur la schizophrénie. A la fin de cette projection, les travaux ont débuté par une communication sur le thème du consensus donnée par Dr. B. Herbane & Dr. F. Bouchène.
Vers 19 h, les participants ont procédé à la création de 3 ateliers :

  1. Diagnostic.
  2. Traitement biologique.
  3. Thérapies psychosociales.

Le lendemain de 8 h 30 à 12 h et de 14 à 18 h, les ateliers ont mené leurs travaux séparément.

1° atelier : président : Pr. Bakiri.
Les discutions se sont concentrées sur le choix des critères de diagnostic du CIM10 et du DSMIV, la majorité a opté pour le CIM10.

2° atelier : Président : Pr. F. Kacha.
L'accent a été mis sur l'appauvrissement de la gamme des neuroleptiques et sur l'absence de certaines formes galéniques des produits existants. L'efficacité des antipsychotiques non neuroleptiques, dont l'Olanzapine est l'unique produit présent en Algérie, a été mise en relief. L'enrichissement de l'arsenal thérapeutique a été amplement revendiqué. La sismothérapie (controversée) et le lithium restent envisageables dans certaines formes de schizophrénie.
Dans le cadre de la chimiothérapique de la schizophrénie la monothérapie (neuroleptique ou antipsychotique non neuroleptique) doit être privilégiée. L'adjonction d'anxiolytique en cas d'anxiété et d'IRSS en cas de dépression est recommandée.
Pour la conduite thérapeutique il a été convenu que le traitement par les neuroleptiques ou les antipsychotiques doit être arrêté après une période de 2 ans si l'évolution est favorable. En cas de rechute il doit être reconduit pour une durée de 5 ans. Si après ces 5 années les résultats thérapeutiques ne sont pas satisfaisants le traitement doit être institué pour une durée indéterminée.

3° atelier : Président : Dr Chakali.
Les conclusions ont affirmé la nécessité de développer, le mieux possible, les thérapies cognitives, familiales et institutionnelles.

11 avril : Avant la clôture des travaux les rapporteurs des différents ateliers ont procédé à la lecture de leurs rapports de synthèse.

Compte rendu du Dr. B. Herbane