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Création de la Société algérienne d’addictologie

La prévention contre la toxicomanie constitue une préoccupation majeure des pouvoirs publics et de la société.

A l’issue de la Journée nationale de psychiatrie organisée récemment à l’EHS de Oued Aïssi (Tizi Ouzou), il a été procédé à la création de la Société algérienne d’addictologie (Snaa). Composée de psychiatres, d’éducateurs, de juristes, d’administrateurs et de journalistes, cette instance scientifique a pour objectif de faire un travail de recherche sur les problèmes ayant trait à la consommation des drogues et la prise en charge des toxicomanes par l’organisation de journées d’information et de sensibilisation à travers le territoire national.

C’est ce qu’a précisé dans un entretien à El Watan le professeur en psychiatrie Abbès Ziri. Pour notre interlocuteur, la consommation d’héroïne et de cocaïne existe bel et bien en Algérie, mais sans qu’elle soit pour autant alarmiste. «Nous avons eu un aperçu sur ce fléau à Tizi Ouzou à travers une étude menée en 2015 auprès de 1172 étudiants sur les 55 000 que compte l’université Mouloud Mammeri.

Il est impératif de multiplier les enquêtes de prévalence de la toxicomanie dans notre pays afin de proposer des méthodes de prévention contre ce phénomène qui constitue une préoccupation majeure des pouvoirs publics, des éducateurs, des professionnels de santé mentale, des parents et du mouvement associatif.» Pour lutter contre ce fléau, le directeur général du CHU Nedir Mohamed rappellera que le ministère de la Santé a ouvert à travers le pays des services de désintoxication.

Leur mission : prendre en charge en aval le problème des conduites addictives avérées. La wilaya de Tizi Ouzou a bénéficié, pour sa part, d’un centre d’étude, de recherche et de traitement des addictions implanté au CHU Nedir Mohamed. Ce projet d’une quarantaine de lits permettra, à sa réception, de soigner toutes sortes d’addictions (dépendance à la drogue, à l’alcool et au tabac).

Outre des cures de sevrage, cette structure assurera le suivi thérapeutique des patients à moyen et long termes. Il sera également appelé à s’investir dans la recherche scientifique en matière d’addictologie, a fait savoir le Pr Ziri. Auparavant, la prise en charge médicale et psychologique des toxicomanes se faisait au niveau de l’hôpital psychiatrique de Oued Aïssi ou au centre de désintoxication du CHU Frantz Fanon de Blida, seule structure sanitaire de référence en la matière dont dispose toute la région-Centre. 

Ahcène Tahraoui

El Watan 3 janvier 2016