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Journée mondiale de la santé mentale, Ould Abbès : « 21 services de psychiatrie en projet »

Le ministre de la Santé à Oran : Diagnostic sans complaisance

 Lancement  prochain d'un programme de coopération algéro-belge pour la formation d'infirmiers en santé mentale.

«Des infirmiers exerçant dans le domaine de la santé mentale bénéficieront de cycles de formation d'une durée de trois à six mois», a annoncé lundi dernier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, lors d'une visite d'inspection à l'hôpital psychiatrique Drid Hocine à l'occasion de la journée mondiale de la Santé mentale.
M. Ould Abbès a expliqué que cette initiative entre dans le cadre du lancement prochain d'un programme de coopération algéro-belge pour la formation d'infirmiers en santé mentale.          
La journée mondiale de la Santé mentale est placée, cette année, sous le thème « Investir dans la santé mentale ». A cet effet, le ministre a mis en évidence l'importance de la  formation de cette catégorie dont le rôle n'est pas moindre que celui des médecins, d'autant que le patient est accompagné en grande partie par l'infirmier.         
Selon le même responsable, le nombre de psychiatres en Algérie s'élève à 547, dont 206 exerçant dans le secteur privé. « Les infirmiers travaillant dans ce secteur étaient estimés à 2.128, dont 427 spécialisés en santé mentale », a-t-il déclaré.
Afin de consolider les structures de psychiatrie pour assurer de meilleures prestations aux malades, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a annoncé le projet de réalisation de 21 services de psychiatrie au niveau national. Il a appuyé ses dires en annonçant que l'Algérie compte 51 services de psychiatrie répartis à travers tout le territoire national, un nombre jugé « insuffisant ».                
Lors de sa visite d'inspection, le ministre s'est félicité des conditions d'hospitalisation des malades au niveau de cet établissement hospitalier d'une capacité de 200 lits.

Moins d’un spécialiste pour un million d’habitants
Dans son message publié lundi à l’occasion de la journée mondiale de la Santé mentale, le secrétaire général des Nations unies a indiqué que « la santé passe nécessairement par la santé mentale. Les troubles mentaux contribuent considérablement aux maladies et aux décès prématurés et représentent 13 % des causes de morbidité dans le monde.»
Selon lui, le ralentissement économique mondial et les mesures d’austérité qui y sont liées ne font qu’augmenter les risques de mauvaise santé mentale à travers le monde. Les troubles mentaux contribuent considérablement aux maladies et aux décès prématurés.
Pauvreté, chômage, conflits et guerres ont tous des répercussions sur la santé mentale. Qui plus est, le caractère chronique et handicapant des troubles mentaux impose souvent aux individus et aux ménages un fardeau financier qui les précarise.
Les personnes souffrant de ces troubles ainsi que leur famille sont en plus victimes de stigmatisation et de discrimination et sont traités injustement, ce qui les prive de leurs droits civils et politiques et entrave leur capacité de participer à la vie publique de la société à laquelle ils appartiennent.
Des données récentes de l’Organisation mondiale de la Santé montrent clairement que la part des budgets de santé qui est consacrée à la santé mentale est trop faible. La plupart des pays à revenu faible, ou moyen, lui consacre moins de 2 % de leurs dépenses, et nombreux sont les pays qui comptent moins d’un spécialiste de la santé mentale pour 1 million d’habitants.
Wassila Benhamed

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Le ministre de la Santé à Oran
Diagnostic sans complaisance

Sur instruction du ministère de tutelle, la direction de la santé de la wilaya d’Oran a déposé plainte et une enquête va être ouverte pour déterminer les responsabilités de ceux qui ont été à l’origine de la détérioration de l’appareil d’imagerie à résonance magnétique (IRM) de l’Etablissement hospitalier universitaire 1er Novembre, une structure médicale voulue par les plus hautes autorités de ce pays pour doter l’Algérie d’un hôpital  de pointe, à dimension continentale. Cette information a été donnée hier par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, à l’occasion d’une réunion de travail qu’il a présidé en présence des professeurs et chefs de services dans cet hôpital même. Comme il arrive souvent aux visites d’inspection et de travail, que consacrent les membres du gouvernement aux secteurs qu’ils ont en charge, la visite de M. Djamel Ould Abbès n’a pas dérogé à la règle en faisant ressortir, au cours de la visite de certaines structures hospitalières et surtout au cours de l’exposé qu’a effectué le directeur de l’EHU à la délégation, des points de force qui illustrent tout l’effort des pouvoir public dans le domaine de la santé publique mais aussi des points noirs, des faiblesses qui appellent à de sérieux correctifs.
Des équipements neufs acquis en devises auprès de fournisseurs devenus « introuvables », des achats sans garanties, sans service après-vente… des équipements soit inadaptés, soit obsolètes dont leur maîtrise pose problème au personnel médical puisque non formé dans leur utilisation… certes, le secteur de la santé a apporté un holà à ces pratiques et un cahier des charges strict accompagne et balise tout achat « lourd »… mais les « anciens-neufs » équipements sont toujours là… certains tout simplement dans leurs cartons depuis des années quand ils ne sont pas rangés dans des  débarras, livrés à l’usure du temps pour diverses causes…
Des équipements en panne, à l’arrêt parce que le cheminement administratif pour acquérir la plus modeste de la pièce de rechange emprunte un dédale long qui ignore la spécificité, souvent urgente, de l’acte médical… puisqu’il y va de la vie des patients. « Comment peut-on se satisfaire de la formule du Crédoc pour commander une pièce de rechange d’un scanner, comme on commanderait un produit de consommation ? »,  s’est exclamé le ministre qui a annoncé publiquement hier, cette décision : « Il n’y aura plus de lettres de crédit pour importer des pièces de rechange qui doivent être achetées en urgence. »
La réunion d’hier, du ministre, a eu le mérite de mettre le doigt sur cette « plaie ». Convoqué par le Président de la République l’été dernier dans le cadre de la traditionnelle audition de chaque secteur, M. Ould Abbès a rappelé, hier, à l’assistance qu’il a même montré au Chef de l’Etat les photos de cet équipement qui a coûté au Trésor public 15 milliards... 15 milliards en fumée, a-t-il dit, un crime économique et cette « affaire » ne sera pas close sans que les responsabilités ne soient définies.
Mais dans cet hôpital dédié à la médecine de pointe et à la recherche, le ministre de la Santé a aussi trouvé des motifs de fierté légitime pour l’équipe, nombreuse, dont les spécialités au nombre de 42, alors qu’elles n’étaient que de 6 ou 7 en 2006 témoignent du potentiel humain en place et de son haut degré de compétence. Il a d’ailleurs rendu a plusieurs reprises un hommage appuyé au personnel médical illustrant ses propos par de nombreux exemples qui montrent que la destinée de cet hôpital est une référence continentale et une réalité de plus en plus palpable.
Nous reviendrons dans une prochaine édition sur le contenu de cette réunion et plus en détails sur la place et l’importance de cet hôpital dans la stratégie nationale de la santé publique qui met au centre de sa vision… la santé, la diminution des transferts à l’étranger et la recherche. » Même  avec un baril de pétrole à 300 dollars et un matelas financier au-delà de toute espérance… si la recherche marque le pas, on sera toujours dépendant de l’extérieur pour nos équipements, médicaments ou nourriture », a dit le ministre.
Terminons enfin, en rappelant que l’expérience de cet hôpital  dans la prise en charge des maladies vasculaires fera l’objet d’un congrès international de l’association de chirurgie vasculaire, samedi prochain.                                                                 
M. Koursi