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Rapport du Département d'Etat Américain sur la drogue : "Algérie plaque tournante malgré elle"

La lutte contre la drogue constitue l'une des priorités des forces de sécurité de l'Algérie au même titre que la lutte contre le terrorisme.

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Au-delà de la lutte antiterroriste, les forces de sécurité font face également au trafic de drogue, qui demeure l'une des principales sources de financement des réseaux terroristes, comme établi dans les nombreux rapports des forces de sécurité. Dans ce contexte, justement, le département d'Etat américain vient d'affirmer dans son rapport annuel sur la Stratégie internationale de contrôle des stupéfiants (Incsr), que «le gouvernement algérien s'attelle activement à lutter contre la drogue».
Dans son rapport annuel à propos de ce sujet le département d'Etat américain fera remarquer l'évidence que «la majeure partie des drogues transitant par l'Algérie se composent de cannabis d'origine marocaine», en relevant que «l'Algérie est davantage un pays de transit, en particulier de haschich à destination de l'Europe, qu'un lieu de production ou de consommation de drogue». Cette conclusion est relative à l'examen par le même département des Politiques nationales antidrogue d'au moins 115 pays, qui note dans le même état d'esprit que l'Algérie intervient activement à contourner le phénomène avec l'augmentation des ressources consacrées à l'éducation et aux campagnes et actions de sensibilisation, tout en s'appliquant à maintenir l'interdiction de la commercialisation et la consommation de la drogue, mais aussi au traitement du fléau. Dans son engagement de lutte contre les narcotrafiquants, observe le rapport du département d'Etat américain «les forces de sécurité algériennes concentrent leurs efforts principalement sur la lutte contre le terrorisme, les responsables deviennent de plus en plus préoccupés par le lien qui existe entre Al Qaîda au Maghreb islamique et les trafiquants de drogue».
Tout en constatant que la majorité de ces drogues sont transportées par voie maritime vers l'Europe, tandis qu'une autre partie passe en contrebande par voie terrestre jusqu'au Moyen-Orient. Le même rapport relève que «la grande partie de la drogue qui transite par l'Algérie se compose de cannabis d'origine marocaine, en particulier la résine de cannabis ou haschich, et d'une quantité croissante de cocaïne sud-américaine».
C'est pour ainsi dire que l'Algérie est devenue une plaque tournante malgré elle et que la lutte contre la drogue constitue l'une des priorités des forces de sécurité de l'Algérie au même titre que la lutte contre le terrorisme. Néanmoins, le rapport du département d'Etat américain relève qu'il est particulièrement difficile pour les forces algériennes de débusquer et d'arrêter les contrebandiers qui s'adonnent à cette activité, car souligne-t-on «les frontières de l'Algérie s'étirent sur 6000 kilomètres dont la grande partie se compose de zones larges et peu gardées au Sahara.
Des frontières longues et poreuses avec le Maroc, le Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali, le Niger, la Libye et la Tunisie», cela même si «la consommation de la drogue n'est généralement pas un problème significatif en Algérie, bien qu'elle connaisse une certaine hausse». Le département d'Etat américain ne manquera pas non plus d'insister sur l'importance des efforts fournis par l'Algérie pour lutter contre la drogue, tels que le renforcement du nombre de structures pour le traitement de la toxicomanie, et projette des traitements ambulatoires dans chaque wilaya du pays.
A ce propos, il a été noté que «le gouvernement algérien a pris un certain nombre de mesures pour lutter contre le problème de la drogue, dont une augmentation des effectifs chargés de lutter contre ce fléau, une meilleure formation et l'acquisition d'équipements plus modernes. Elle a élaboré une stratégie quinquennale (2011-2015) pour traiter plus efficacement le problème de la drogue, notamment en ce qui concerne le dispositif législatif comprenant des lois sévères contre les infractions liées aux drogues».
L'Algérie fait partie des trois Conventions de l'ONU de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, la corruption et la criminalité transnationale organisée. A ce sujet, le même rapport affirme que «l'Algérie dispose d'un appareil de sécurité important, compétent et aguerri par près de deux décennies de lutte contre le terrorisme». Dans ce même document, le département d'Etat rappelle qu'un traité mutuel d'assistance juridique (Malt) a été signé entre l'Algérie et les Etats-Unis en avril 2010 et visant la ratification du Sénat américain.